TOPONYMES
BOUHETAIS
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A à E F à L M à Q R à Z
TOPONYME LOCALISATION INFOS
DIVERSES
ORIGINE DU NOM
Aire (l') au Jaud, pas loin de l'abreuvoir   Dans les actes notariés, on trouve souvent des "aires" entre les maisons ou les bâtiments d'exploitation. Il s'agit de lieux dégagés, aplanis et propres servant à différents travaux agricoles, par exemple pour battre le blé.

Arceaux

bord du Curé, près de l’ancienne gare.

présence d’un pont, et anciennement d’un gué. Variantes :
-motte des Arceaux
-Pont des Arceaux

Situé près de la gare, au bord du Curé, le site fut classé en 1922 pour sa magnifique allée bordée de majestueux peupliers. Ceux-ci furent presque tous détruits par une tempête en 1935, et complètement achevés par celle de décembre 1999. L'origine de ce terme est incertaine. Faut-il le rapprocher du mot poitevin-saintongeais "arsea" : "écluse" ? ou du bas-latin "arcus" : "arche de pont" ?

Ardilleaux

nord-ouest, bordure du Curé près du Moulin-Besson

 

Ce terme est un dérivé du latin "argilla", l'argile. Au XIIe siècle, le mot est décliné en "argille", "ardille" ou "arzille". En poitevin-saintongeais, "l'ardile" désigne toujours l'argile et "ardillous" signifie "argileux". Ce lieu-dit facilement inondable est situé tout près du Moulin-Besson, où se rejoignent le Curé et ses différents biefs.

Avalies

non loin de Sylop

vignes.
Autre nom du lieu-dit "Les breuges".

Jeunes vignes qui ont été ravalées (taillées pour les désépaissir) pendant leurs premières années, mais pas encore aptes à être vendangées. Le village fut en effet un terroir presque exclusivement viticole du Moyen Âge jusqu'aux années 1880 (crise du phylloxéra).

Bel Air

à l’ouest des Haies

fief +tumulus géant

Toponyme très répandu pour désigner des lieux-dits situés assez hauts et bien ventés.
Bernardières confrontant au cours d'eau qui va de la fontaine de Supplançay à Bouhet, à l'est du Fief Nouveau   Peut-être à cause d'un propriétaire nommé Bernard, nom de famille très répandu.
Berry (la) dans le fief de Saintes    

Bois (Fief des)

dans le nord de la commune

 

Autrefois, tout le nord de la commune de Bouhet était couvert de bois, défrichés peu à peu pour être remplacés par des vignes dont on transformait le vin en eau-de-vie.

Bonbonnes

extrême nord de Bouhet

 

Ce terme n'ayant pas de signification particulière en patois charentais, il tire probablement son nom de la grande famille Bonbon, qui vivait à Bouhet au XVIIe et XVIIIe siècle.

Boulineau (Champ)

le long du chemin de la Mouchenière, côté est, au bout de l'ancien parc Maubaillarcq ("Foyer de vie")

 

Champ ayant appartenu à un dénommé Boulineau. Une famille de ce nom vivait effectivement à Bouhet à la fin du XVIIe siècle-début du XVIIIe siècle.

Bourru (Pré)

 

 

Faut-il y voir un endroit touffu, un peu en friche, comme l'indique le mot "bourru" en dialecte local ?

Brande

sud de Bouhet,  à l’est de la D116 menant à Aigrefeuille

ferme et champs

Variante :
-La vieille Brande

Ce fief était divisé en plusieurs parties. Du latin médiéval breton "branda" : la bruyère, qui se décline en "brander", "brûler, embraser", car on brûlait la bruyère pour mettre les champs en culture. Très vite, une brande désigna, par analogie, un terrain infertile défriché par le feu (culture sur brûlis). La ferme du même nom fut bâtie vers 1300 par un noble aisé nommé Jean Brun.

Breuges

le long d’un chemin menant à Sylop

Variante :
-Les Broches.
Autre nom du lieu-dit "Les Avalies".

Situées le long d'un chemin menant à Silop, elles rappellent qu'en cet endroit poussaient autrefois des "breuges" : en charentais, de jeunes pousses de vignes destinées à être replantées.
Brûlot

à la Prée
(environs du Péré)

  Champ défriché par brûlis, ou ayant été victime d'un incendie accidentel.
Casse (Champ de la)     En charentais, une casse est un trou dans un champ régulièrement inondé qui servait souvent d'abreuvoir aux vaches ou aux chevaux.
Champ petit touchant un chemin menant de Mille-Ecus aux Bois de Benon   Sans doute le lieu n'avait-il pas vraiment de nom, alors comme c'était petit, le notaire est allé au plus simple (???)

Chapelle 1

entre le chemin de la Croix Mazières et le chemin situé immédiatement au sud débouchant sur la D 116

chapelle du Péré

Vers 1660, il existait non loin du Péré une chapelle qui a du être détruite rapidement par la suite (ou qui est tombée en ruine toute seule). Avait-elle été bâtie pour les habitants du Péré, de Gilan et du Pont-Serpaud, ou servait-elle de lieu de recueillement pour les pélerins allant à Compostelle ? mystère...

Chapelle 2

au nord de Supplançay

chapelle Saint-Etienne du Sépulcre

Il existait autrefois à cet endroit la chapelle Saint-Étienne du Sépulcre, sans doute bâtie au XIIe siècle sur le chemin emprunté par les pèlerins qui allaient vers Compostelle. Elle appartenait aux pères Feuillants de Poitiers et c'était une annexe du prieuré de Saint-Vincent des Chaumes.

Charre à Brisset

près du Péré, le long du Curé

idem que Motte des Hornes

En patois, une "charre" est une entrée de champ, une brèche dans une haie pour faire passer les bêtes.

Château

en limite Bouhet-Anais

logis

Autrefois, toute ferme imposante et ne ressemblant pas aux maisons habituelles prenait facilement le nom de "château", même si elle appartenait par exemple à de riches commerçants rochelais et non à de vrais nobles...

Châteaupers

au centre du village

enclos seigneurial

Châteaupers constitue l'ancien et très vaste enclos du prieuré de Bouhet : il comprenait le logis du prieur, des moines et des installations agricoles variées (grange, halle, four banal, jardin...).
En toute logique le mot semble formé de "château" et de "père" : le château des pères, c'est-à-dire des moines. Après la guerre de Cent ans, les rares moines restants ont apparemment déménagé et peu à peu les lieux ont été occupés par des familles laïques, comme la famille "de Châteaupers", à la fin du XVIe siècle.
Chaume à Madame     Lieu cultivé en blé, faisant référence soit à l'épouse d'une personne noble (qui seules étaint appelées "Madame") soit à l'abbesse d'un couvent possédant le champ en question.
Chaumes fief de Saintes, le long de la route de Bouhet à Chambon   Un référence simple à la culture des céréales. On trouve des lieux-dits "les chaumes" dans toutes les communes environnantes.

Chaussée

passage à gué

 

Comme son nom l'indique, passage à gué, souvent pavé permettant ici de traverser facilement le Curé.

Chauveau (Bois)

en limite de commune avec Puyravault

bois

Bois ayant certainement appartenu à un dénommé Chauveau. Une partie se trouve sur la commune de Bouhet et l'autre sur Puyravault.
Chênaie près d'un chemin menant aux Bouillées (très grand bois auj. disparu) bois Les bois du nord de la commune de Bouhet (qui étaient beaucoup plus étendus autrefois) et ceux de Benon sont très fournis en chênes, ce qui explique le toponyme. On y trouve même des espèces méditerranéennes, comme le chêne kermès.
Chênaie à Madame près d'un chemin allant de Mille-Ecus aux bois de Benon friche Même explication que le précédent. Mais à l'époque où j'ai trouvé ce toponyme (1794), l'ancien bois de chênes avait déjà fait place à une friche. Quant au terme "Madame", c'est comme cela que l'on désignait sous l'ancien régime les épouses des nobles ou de bourgeois aisés.

Cherbonnières

entre Maisonneuve et le Curé, près des bois de Benon

 

Déformation de "charbonnière". On retrouve avec ce toponyme des années 1660 une des rares traces à Bouhet de la fabrication de charbon très pratiquée en forêt de Benon, selon une méthode unique dans des cabanes en pierre fixes.

Chirounes

en limite de Bouhet et Anais

terre des Chirounes et chemin des Chirounes

Variante :
- le Chiron

On trouve le lieu-dit "Les Chirounes", et le "Chemin des Chirounes", qui longe la limite Bouhet-Anais. C'est une variante du mot "chiron", toponyme très fréquent en Charente-Maritime. Il s'agit d'un tas de pierres entassées au bout d'un champ. Souvent, ce mot désigne aussi un tumulus préhistorique. Juste à côté, dans la commune d'Anais, se trouve le lieu-dit "Le Chiron roulé".

Clou-Bouhet

le long du Curé, entre le Péré et l’ancienne gare

 

Le mot "clou" dérive du latin "clausum", "endroit fermé", "enclos". Il s'agit d'un petit champ bien clôturé.
Colombards (Les) Environs de la Croix-Mazière   Quoi de plus normal, dans une commune couverte de vignes, de retrouver le nom d'un des cépages les plus utilisés en Aunis. En plus au XIXe siècle, il y avait bien des vignes sur le lieu en question.

Cornu (Pré)

 

 

Pré en forme de corne, ou possédant des saillies semblables à des cornes.

Couaillière

sud-est de Bouhet, proche de Puyravault

 

L'origine de ce toponyme est incertaine. Mais on peut signaler pour l'anecdote qu'en 1779, un enfant illégitime de Louis-Nicolas de Hillerin et de Louise Rose Mousseau fut baptisé sous le nom fantaisiste de "Louis-Nicolas-Marie-Félicité de la Couaillère".
Crevasse Lorsqu'on va de Bouhet à Sylop, sur le côté est du chemin en bas des anciens Moulins   Lieu-dit en forme de dépression ou de carrière.

Croizet (Pré)

à la Prée (est du Péré)

 

 

Croix Marteau

 

 

Croisement de chemin ou calvaire. Peut évoquer un dénommé Marteau (Ce nom de famille qualifiait divers ouvriers maniant le marteau : forgeron, serrurier...) ou une douelle utilisée pour fabriquer les parois des barriques (mot poitevin-saintongeais).

Croix Mazières

nord de Bouhet, entre la D 116 et la Mouchenière

Variante :
- Croix Bazières
- Cramoizière

Croisement de chemin ou calvaire où se trouvait une ruine. "Mazières" provient du mot latin "maceria", "mur de clôture". Au XIIe siècle, "maisière"/ "mesière" désignait une muraille, des débris ou décombres.

Croix Pinet

 

 

Croisement de chemin ou calvaire. Du XVIIe siècle à nos jours, de nombreuses personnes nommées Pinet se sont succédées dans le village (84 naissances, mariages ou décés entre 1679 et l'an XI). En 1668, Didier Pinet, époux de Louise Brillouet baptisait sa fille Louise dans l'église de Bouhet. Le mot "pinet", dérive de "pine", la pomme de pin en ancien français et dialecte poitevin-saintongeais.

Curé

fleuve

 

Le nom du fleuve qui traverse Bouhet d'Est en Ouest est lié à celui du hameau de Curé, dans la commune de Saint-Georges-du-Bois où il prend sa source.
Cependant, il semble que le nom du fleuve soit apparu seulement au XXe siècle. Auparavant il portait dans les documents des noms variés, par exemple "La rivière de Gilan" ou "le ruisseau de Saint-Bibien"

David (fief)

près du Pont des Arceaux

 

Sans doûte lié au nom d'un ancien propriétaire.

Delarade (Pré)

à la Prée (est du Péré)

 

idem.

Dionnière

 

Doigne, Diormière

Lieu-dit cité dés les années 1740. Origine du nom très difficile à déterminer.
Ebaupin (Fontaine de l') au sud de la Croix Mazière Variante : -L'Aubépine Fontaine située non loin du Curé, portant le nom vraisemblablement déformé de la fleur d'aubépine.
Ecartelières (chemin des) chemin allant des Rivières d'Anais
à la fontaine de Supplançay
  Nom porté par le chemin décrit ci-contre vers 1750.

Epinettes

 

 

Lieu encombré de ronces et d'épines. "Épinette" est un diminutif "d'épines", venant du latin "spina".

Epoizards

dans le fief de Saintes

ou "Poizards"

Un procès de 1751 citait déjà cette pièce de 4 à 5 journaux enclose de fossés et d'arbres, toute en longueur, située dans le fief de Saintes. Il existe un terme charentais proche, "époàser" : qui signifie vider un puits pour le nettoyer.
 

BIBLIO
RESUMEE